Une précarité que l’on peut décider de vaincre.
La précarité, se définit comme « une très forte incertitude quant aux chances d’acquérir ou conserver une situation acceptable dans un avenir proche » (Wikipédia). L’apprentissage de hygiène corporelle fait elle aussi partie de ces incertitudes. Ce que je veux évoquer ici, ne dépend ni de l’action gouvernementale, ni de grandes manoeuvres socio-économiques. Ce n’est ni la faute à son voisin, ni la faute du réchauffement climatique. Juste une volonté individuelle de vouloir faire évoluer son standard de vie pour ses enfants et soi.
Hygiène corporelle. Comment accepter de ne pas faire le minimum, lorsque l’on en a les moyens ? Pour faire un état des lieux local : dans les écoles, une minorité d’enfants sont changés tous les jours (culotte y compris) par leur parents. Lorsqu’une séance d’éducation buco-dentaire est organisée, certains enfants (4 à 6 ans) n’ayant pas de brosse à dent à la maison, ne peuvent la rapporter à l’école. D’autres bambins, dont les parents ont pris soin d’aller acheter au dernier moment une brosse en prévision du cours, refusent de la mettre dans la bouche avec le dentifrice, appeurés par cette nouveauté (la pâte à dent) qu’on veut leur imposer tout d’un coup.
Parents, n’a-t-on pas cette liberté d’action, individuellement, d’accéder à un niveau de vie supérieur, d’un point de vue hygiénique au moins ? Pour quelle raison on ne peut pas transmettre aux enfants, lorsqu’il est temps, ce qui est déterminant ? Certes, moins visible que la précarité face au logement par exemple, qui peut dire pour autant que le manque d’hygiène n’a pas de conséquences ?
Je pense personnellement qu’il n’y a aucune raison, dans la plupart des cas, qui justifie cette précarité, à part une certaine forme de complaisance. Il est necéssaire de crier aux injustices sociales de toutes sortes, il est tout aussi indispensable de ne pas se mentir : souvent, de notre propre initiative, nous pouvons faire mieux.
Je précise que cet article n’est le fruit d’aucune étude sérieuse ni statistique, il est humblement articulé autour d’observations de ma part, de témoignages qui me sont rapportés. Il ne faut pas y chercher une analyse généraliste.
Et je dédie cet article à mon épouse, qui s’occupe de tout cela beaucoup plus que moi.
